Cette newsletter a été publiée en février 2026
On est en février et je suis (déjà) crevée. Mes bonnes résolutions pour ralentir n’auront pas duré longtemps. Me voilà prise dans la spirale du toujours plus et du jamais fini.
En novembre dernier, au retour du désert, j’avais tellement kiffé de passer 15 jours sans téléphone, sans wifi, sans ordi, sans technologie que je me suis fait une promesse : dire non aux sollicitations jusqu’au printemps.
Le brouillard mental s’était calmé, les to do list du quotidien avaient disparu, je n’avais aucune obligation. J’avais tellement envie de garder cette légèreté, cette insouciance. Et cette priorité à moi-même.
En décembre, j’avais des dates de formation prévues, et aussi des rendez-vous dans ma vie personnelle (des spectacles, des invitations). J’ai dit non aux nouvelles sollicitations et j’en ai annulé quelques-unes pour alléger mon emploi du temps. Ça n’a pas suffi !
Alors : pourquoi courons-nous tous ? Pourquoi nous plaignons-nous de ce manque de temps permanent ? Pourquoi tout est urgent ?
Pas besoin de culpabiliser, nous y sommes pour rien. Même si les injonctions de prendre soin de soi sont constantes et pèsent un peu plus sur notre mental.
En Tunisie, il y a peu de travail et beaucoup de temps. Les hommes du désert m’ont appris à arrêter de poser des questions. “On verra” est leur réponse à toutes les questions que j’ai pu me poser (On démarre la marche à quelle heure ? On mange quoi ? Est-ce qu’il y aura du vent aussi demain ?…). Une réponse marquante.
Dans cet environnement épuré et silencieux, tout est plus facile. La sérénité revient et nous rentrons chacune un peu différente à la maison, avec les leçons du désert. Le On verra m’accompagne encore aujourd’hui pour calmer mon mental.
Alors, ce week-end, je décide de couper mon téléphone pour 48 heures pour m’absenter du monde et me retrouver avec moi-même, à mon rythme. Un petit désert rien que pour moi.
Bon mois de février.
Fanny, sophrologue voyageuse
Si tu as envie de me répondre, ma boite mail est ouverte. Je lis toujours tes messages.
Mes actualités
- du 28/02 au 14/03 je pars 15 jours en Inde pour une semaine de tourisme et une semaine de cure ayurvédique
l’atelier sophro collage du 21 mars sera sur la féminité. Il reste 3 places. Voir plus.
je choisis de ne pas faire le séjour dans le désert prévu en avril. Trop peu d’inscrits; je préserve mon énergie pour communiquer sur les prochains séjours en octobre et novembre 2026.
Mes lectures du moment
C’est en cherchant à comprendre cette course permanente que je suis tombée sur ces 2 livres de Camille Teste et Hadrien Klent. Deux manières différentes de réflechir à la dimension politique du mal-être et de la course au bonheur.
Paresse pour tous d’Hadrien Klent
Quel roman qui donne envie de moins travailler ! Quelle belle utopie de voir une société adhérer à cette idée simple.
Réduire notre temps de travailler pour retrouver du temps pour soi, pour les siens, pour nos jardins, nos voisins, et finalement c’est toute la société qui est gagnante de ce ralentissement de productivité pro. Car attention ne pas travailler ne veut pas dire être oisif ou paresseux.
Politiser le bien-être de Camille Teste
L’autrice évoque dans Politiser le bien-être que “prendre soin de soi s’inscrit souvent dans une logique néolibérale de consommation et de perfectionnement inatteignable”. Sans cesse des injonctions à aller bien. Et si ce n’est pas le cas, c’est à chacun de mettre en place des solutions (souvent coûteuses) pour aller mieux. Camille Teste propose de “hacker le bien-être” : accueillir tous les corps, développer une culture du consentement, faire une place à la vulnérabilité et exiger la lenteur.




