Cette newsletter a été publiée en juillet 2026
Ne rien faire ? Vraiment ?
Ce sont les vacances.
Et pourtant, c’est la même rengaine. Il faut organiser. Optimiser. Et en profiter.
Toute l’année, le travail et les weekends sont régis par la productivité.
Il faut être efficace, rigoureuse, réactive, disponible, souriante et toujours avoir un coup d’avance.
Et maintenant, on nous demande de réussir nos vacances, comme si le repos était une case à cocher.
Le paradoxe des vacances, ou comment remplir le vide
Ici aussi, nous devons être productives.
Tout doit être planifié, à la minute près. Nous ne sommes pas encore parties et pourtant, nous avons déjà tout prévu. Notre esprit déborde à mesure que nous remplissons nos valises :
Une liseuse qui contient plus de titres qu’on ne pourrait en lire en une seule année.
Des réservations bookées à l’avance pour ne rien rater.
Une liste de lieux à voir ab-so-lu-ment, tous plus incontournables les uns que les autres.
- La liste des menus pour les vacances et un stock de denrées dans la voiture
- Et le plein d’activités pour être sûr de ne pas s’ennuyer.
Pourtant…
Quand tu ne fais rien, ton cerveau, lui, ne s’arrête pas. Il passe en mode veille active. Les neuroscientifiques appellent ca le mode par défaut. Le cerveau trie, consolide, relie des idées entre elles. Il crée. Tu respires.
Et dans le corps ? Le cortisol (l’hormone du stress) redescend. La pression artérielle baisse. Le système parasympathique reprend la main. C’est celui qui calme ton système nerveux.
Et l’ennui dans tout ça ? C’est un champ en jachère. On le laisse se reposer — et c’est précisément pour ça qu’il redevient fertile. Ton cerveau a besoin de pauses, de spontanéité, de moments où il ne se passe rien. Juste rien. C’est là que quelque chose de plus essentiel peut enfin émerger.
Mais alors, « on fait quoi ? »
C’est souvent la première question qu’on me pose quand on échange sur le rythme des journées dans le désert :
“Mais l’après-midi on fait quoi ?”
Cette question, elle dit tout. Nous sommes tellement conditionnées à remplir notre agenda que le vide inquiète. Pourtant, c’est exactement cet espace – sans montre, sans contrainte, face au paysage – qui permet au corps de souffler et à quelque chose de plus profond de se réveiller.
C’est ce que je t’offre en octobre dans le désert tunisien, avec Au Fil du désert.
→ Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 20 juillet.
Les places sont limitées. Si quelque chose en toi s’est animé en lisant ces lignes, c’est peut-être le bon moment pour répondre à cet appel.
Je te souhaite pendant cet été de trouver des moments de rien, des moments sans organisation.
On se retrouve en septembre — reposées, régénérées, et peut-être un peu plus à l’écoute de ce qui compte pour toi.
Fanny, sophrologue voyageuse
Aujourd’hui je n’ai rien fait.
Mais beaucoup de choses se sont faites en moi.
Des oiseaux qui n’existent pas
ont trouvé leur nid.
Des ombres qui peut-être existent
ont rencontré leurs corps.
Des paroles qui existent
ont recouvré leur silence.
Ne rien faire
sauve parfois l’équilibre du monde,
en obtenant que quelque chose aussi pèse
sur le plateau vide de la balance.
Roberto Juarroz





